vendredi 28 décembre 2012

Sortir du stress



Le stress est une réaction innée et normale de l’être humain face à une situation nouvelle contre laquelle il croit ne pas pouvoir faire face. Il permet de mobiliser l’ensemble des forces physiologiques et psychologiques. C’est le système général d’adaptation (SGA) ou stress.
Ce système participe activement au maintien de l’intégrité de la personne et a permis à l’homme primitif de se protéger de l’environnement dangereux dans lequel il vivait.
Autant le stress permet idéalement une adaptation rapide autant il épuise le corps à moyen et long terme De plus, le stress au travail est une des premières causes d’arrêt-maladie (surmenage, on parle parfois de burnout ou syndrome d’épuisement professionnel pour désigner une usure extrême au travail).
Un fort pourcentage de personnes dans nos sociétés modernes vivent en état de stress chronique et ont à subir les pathologies qui en découlent : ulcères, l’hypertension voire l’infarctus, l’asthme, l’eczéma, voir le cancer, etc.
C’est pourquoi comprendre le stress permet à chacun de le détecter en lui précocement afin de ne pas tomber dans un état chronique.



Comprendre le stress


Le stress est l’ensemble des réactions physiologiques (sueurs, accélération du cœur et de la respiration) et psychologiques (agressivité voir colère, inquiétude, troubles du sommeil) qui se manifestent lorsqu’une personne est soumise à un changement de situation.
Le stress est une réaction animale qui prépare à la fuite ou au combat face à un danger. Dans certains cas il peut aussi faire perdre les moyens et nuire à l’action en générant l’immobilité[1]. Le stress est utile car il permet la mobilisation des forces physiques et mentales : il génère l’élévation du rythme cardiaque et respiratoire (dû notamment à une décharge d’adrénaline) permet de mieux oxygéner les muscles.

Lorsque l’équilibre homéostatique[2] est perturbé par une demande environnementale, l’organisme réagit toujours par une double réponse.
·         La première est spécifique et correspond à une réponse propre aux demandes environnementales particulières
·         La deuxième est non spécifique car elle est identique en toutes situations. Cette dernière est une réponse innée et stéréotypée qui se déclenche d’elle-même dès que l’homéostasie est perturbée. Ainsi peu importe que l’agent stressant soit d’origine physique ou psychique, interne ou externe, objectif ou subjectif, plaisant ou déplaisant, la réponse non spécifique, physiologique, humorale et endocrinienne, sera toujours la même : peu importe la nature agréable ou non de la situation stressante, ce n’est que l’intensité de la demande de réajustement ou d’adaptation qui change

Le SGA représente l’ensemble des réactions de défense de l’organisme étant constant pour chaque individu. Chaque personne possède un SGA plus ou moins fort donc une capacité d’adaptation spécifique et personnelle.
Dans le temps, le fonctionnement du SGA se déroule en trois phases :
·         la phase d’alarme avec son choc et contre-choc
·         la phase de résistance
·         la phase d’épuisement.



La réaction d’alarme


Cette première phase est aussi appelée « phase de choc ». Notre organisme mobilise toutes ses forces pour s’adapter à cette situation perçue comme un choc. Cette phase est non spécifique. L’équilibre fonctionnel est mis à mal par cet état de souffrance généralisé et intense qui rend l’organisme vulnérable Cette phase peut durer de quelques minutes à 24 heures.
L’organisme met en place une réaction d’urgence à court terme par des défenses actives qui favorise la fuite ou la lutte, c’est-à-dire l’évitement de la situation pathogène.
La réponse endocrinienne et neurovégétative de cette phase, appelée « réponse sympathique ou hypothalamo-sympathico-adrénergique »
Tout commence au niveau de l’hypothalamus[3]. Par le biais du système nerveux sympathique, ce dernier stimule la médullosurrénale qui est la partie centrale des glandes surrénales (sur les reins). Cette dernière déclenche alors la sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline. Ces hormones augmentent la pression artérielle, accélèrent notre rythme cardiaque et notre respiration puis augmentent le taux de sucre dans le sang. À ce moment-là, nos pupilles se dilatent afin de nous donner une meilleure vue. La mémoire et la réflexion s’améliorent. Notre digestion est ralentie. Les stocks d’énergie sont mobilisés par les procédés de lipolyse (destruction des graisses) et glycogénolyse (mise en circulation du glycogène de réserve, par hydrolyse) dans le but de fournir une énergie suffisante aux muscles.



La phase de résistance


Cette deuxième phase est l’ensemble des réactions non spécifiques provoquées par une situation stressante qui persiste et auquel l’organisme s’est adapté au cours de la phase de réaction.

Si le facteur stressant persiste, notre organisme entame une phase de résistance. Notre corps va mobiliser ses ressources pour trouver un nouvel équilibre. À ce stade, le stress est considéré comme bénéfique pour notre organisme. C’est l’exemple de sportif avant une compétition qui aura une poussée d’adrénaline.
La phase d’alarme est très coûteuse en termes d’énergie pour l’organisme et ce dernier se doit de compenser les pertes énergétiques. Lors de la phase de résistance, la résistance vis-à-vis de l’agent stressant est accentuée.



La phase d’épuisement


Dans une situation qui reste stressante, il arrive un moment où l’organisme n’est plus à même de pouvoir s’adapter à ce qui lui est demandé. Il devient peu-à-peu incapable de compenser les dépenses d’énergie, les défenses immunitaires faiblissent en nous rendant plus sensible aux agressions externes.
L’épuisement se caractérise par un retour à la phase initiale de choc. Cependant cette fois les phénomènes d’épuisement l’emportent sur la défense active et peuvent conduire jusqu’à la maladie ou la mort.
L’épuisement est dû au fait que l’organisme a dû fonctionner en surrégime et que par décompensation il dysfonctionne. Le cœur, les artères, l’estomac, les intestins ou les défenses immunitaires peuvent donner naissance à des maladies telles que les ulcères, l’hypertension voire l’infarctus, l’asthme, l’eczéma, le cancer, etc.
Le SGA a donc des limites que de plus varient d’un individu à l’autre. Ce qui est stressant pour les uns ne l’est pas pour les autres et inversement. Le SGA génère en phase d’épuisement l’affaiblissement du système immunitaire et donc péjore la capacité de la défense de l’organisme face à des corps étrangers à l’organisme.



Différence entre le stress et le burnout

Il existe une différence majeure entre le stress et le burnout :
·         Le stress est une angoisse d’inadaptation qui génère par voie de conséquence un désordre endocrinien de type psychosomatique. L’origine du trouble est psychique puis touche le physique.
·         Le burnout, ou parfois appelé « syndrome d'épuisement professionnel », est un surmenage physique, épuisement professionnel ou autre, dont les conséquences finissent par atteindre le psychisme. On parle d’un trouble somato-psychique. L’origine du trouble est physique puis touche le psychique.



Système d’inhibition de l’action


Le système d’inhibition de l’action (SIA) est celui qui prend le relai du SGA lorsque la lutte ou la fuite ne sont plus possible, avec les conséquences négatives au niveau physiologique.
Pour prendre un exemple simple, le SIA est le système qui produit l’immobilisme du campagnol survolé, à terrain découvert, par une buse. Ce fonctionnement temporaire lui sauve la vie plus sûrement que la fuite. Par contre, dans le cas où un individu se sent comme le campagnol lorsqu’il est en relation avec son patron, ses parents ou autres, la situation se gâte. Il perçoit une impossibilité de fuir ou de lutter : s’il le faisait, il en perdrait son emploi, sa place dans la famille, etc. De plus si la situation perdure des mois ou des années, les conséquences peuvent être catastrophiques en termes de santé (voir aussi le sous-chapitre sur le stress) en affaiblissant fortement les capacités du système immunitaire.
Le SIA peut également « s’enclencher » dans le cas où l’individu manque d’information à propos de ce qu’il vit dans le présent : une personne âgée devant un pc dont elle ne comprend pas le fonctionnement ou un voyage dans un pays étranger sans comprendre la langue et l’écriture voir une agression violente. En effet, pour agir efficacement, l’être humain a besoin d'un certain nombre d'informations sur le monde qui lui donnent des possibilités différentes de répondre. Si les apprentissages et expériences antérieures n’apportent pas l’information à l’individu, le SIA prend le dessus sur le SAA. Attention : à l’inverse l’excès d’information (téléjournal, publicités agressives, etc.) a le même effet. Enfin, l’imaginaire peut produire des scénarios que l’individu redoute de vivre. Dans ce cas lorsque le cauchemar se matérialise sous les yeux de la personne, celle-ci se trouve totalement inhibée.



Le stress, c’est dans la tête


Comme nous venons de le voir, il y a un facteur plus important que l’agent stressant en lui-même : la perception dynamique de la personne.
Ce qui est stressant ne l’est pas objectivement mais est perçu comme tel par la personne. L’individu n’est donc pas passif face à la situation, il va au contraire rechercher activement des informations en donnant du sens à ce qui l’entoure, en privilégiant certaines informations provenant de l’environnement, tout en en oubliant d’autres.
Le traitement de l’information par la personne est constitué de plusieurs variables, comme on a pu le voir précédemment : l’expérience personnelle, l’éducation, le contexte ou encore l’approche socioculturelle de tel ou tel événement.
Au niveau psychologique le stress est la perception d’un déséquilibre entre les attentes de l’environnement socio-culturel perçues par l’individu et sa capacité à autoévaluer ses propres capacités à y répondre.

Lorsqu’un individu est soumis à un stimulus environnemental, ce dernier procède, souvent de manière inconsciente, à une évaluation cognitive de deux manières :
·         Il y a d’abord l’évaluation de la situation elle-même. Cette première évaluation se fait à partir de ressources personnelles ainsi qu’à partir de la perception de certains facteurs environnementaux. Cette évaluation est une première ébauche de la situation telle qu’elle est perçue par l’individu. Pour simplifier on pourrait dire que la personne « donne une couleur » à l’événement et évalue de facteur risque de celui-ci.
·         La seconde évaluation faite par l’individu consiste en l’évaluation de ses propres capacités à faire face à la demande. Cette estimation se fait sur la base de différentes simulations internes pour « faire face » au mieux à la demande. Ces simulations ont pour but de permettre à l’individu de choisir la meilleure stratégie à adopter. Il est à noter que dès que la personne se sent capable d’assumer ou de contrôler la situation, cette dernière perd son effet stressant.



Sortir du stress


Penser positif


On peut résumer ce qui précède en disant que le stress n’existe pas en tant que tel, mais l’individu perçoit une situation comme stressante.
Afin de sortir de cela au niveau psycho-affectif, il convient de :
·         Déterminer toutes les situations perçues comme stressantes dans le passé afin de comprendre les agents stressants précisément.
·         Faire un travail seul ou accompagné afin de changer sa perception du monde. Afin de s’autoriser à réussir là où pour l’instant les capacités manquaient.
·         Se doter par l’apprentissage des connaissances qu’ils nous manquent afin que dans le futur nous soyons surs de nos acquis.

Pour y parvenir penser positivement à propos de soi-même et de son environnement en se donnant le droit d’avoir un présent et un futur plein d’espoir est une condition essentielle à la réussite. Car penser positivement permet à chacun d’avoir accès au courage, à la confiance qui lui font défaut s’il pense négativement. Se donner le droit de s’imaginer réussir nos projets futurs permet vraiment de faire un pas vers le succès.



Programmer la réussite


Après avoir fait l’inventaire de ce qui nous stresse, il convient d’agir sur ce que nous pouvons changer, nous-mêmes. Sortir du stress c’est avant tout se doter des capacités psychoaffectives de réussir à affronter toutes les situations de la vie courantes.
On ne sort pas du stress en déniant ou en fuyant les problèmes mais en changeant notre perception de ses situations précises. Sans nous en rendre compte nous investissons les gens (ou plus exactement les rôles qu’ils ont face à nous), les animaux, les plantes ainsi que toutes les composantes de notre monde d’une charge émotionnelle.
Pour faire très simple, nous investissons ses composantes d’un pouvoir positif ou négatif. De plus chaque culture, chaque éducation nous transmet son lot de préjugés. A l’extrême, si on élève un enfant en lui disant d’avoir peur de quelque chose de précis car cette chose pourrait le tuer, peut endurer une incapacité totale de bouger face à cette chose s’il lui fait face à l’âge adulte : il fera alors « le mort » en face de cette chose.
Nous pouvons changer cela en reprogrammant nos comportements en changeant notre perception du monde. Car celle-ci le pouvoir de potentialiser ou d’inhiber nos capacités individuelles. Se voir gagner, réussir, transcender là où nous échouions permet de sortir du stress afin de rentrer dans un processus d’adaptation salvateur.



Détendre son corps


Le parasympathique quant à lui gère la détente, le repos et l’intégration de tout ce qui a été assimilé lors de la période d’activité. Le parasympathique est lié à l’inconscient. Les méthodes respiratoires orientales visent directement à normaliser le fonctionnement du SNA en permettant la remise en mouvement du fonctionnement alternatif de ses deux sous-systèmes. La méditation permet de calmer nos organismes qui fonctionnent bien souvent en ce 21ème siècle, en hyper-sympathicotonie (hyper fonctionnement du système sympathique).
La méditation permet de recentrer la personne par un travail basé sur la respiration ventrale. Ce travail permet d’agir à trois niveaux :
1.      Physiquement, la respiration ventrale permet de faire travailler le diaphragme au maximum de ses possibilités de contraction et de décontraction. Rappelons que la contraction, lors de l’inspiration, permet de créer une dépression dans le thorax (située au-dessus du diaphragme) donc les poumons et entrainant une entrée d’air, dans cette phase, les viscères logés dans la cavité abdominale (en-dessous du diaphragme) se trouvent comprimés. Durant la phase d’expiration, le diaphragme se décontracte, provoquant logiquement une pression dans le thorax, permettant l’évacuation du gaz carbonique, et une dépression de la cage thoracique. Une respiration ventrale permet donc d’effectuer des échanges gazeux de manière idéale (absorption d’oxygène et évacuation du gaz carbonique) et génère un massage cyclique du thorax ainsi que de la cavité abdominale, ce qui participe à un bon transit intestinal et entretient la souplesse du haut du corps.
2.      Affectivement : sachant que tous les chocs émotionnels de la vie sociale impactent sur la respiration. L’être humain, choqué par quelque chose qui le dépasse dans la vie sociale, bloque sa respiration sur le moment puis souvent trahi sont état de stress intérieur par une respiration devenue très superficiel, rapide, haletante révélant ainsi l’impact réel du traumatisme sur la personne qui le subit. Pour évacuer ce choc vers l’extérieur, travailler sur la respiration ventrale permet consciemment de réactiver la fonction éliminatrice de l’expiration perdue par le choc. De plus sur le long terme, la personne découvre qu’avec l’outil respiratoire elle peut dans tous les cas retrouver son calme intérieur afin de s’y ressourcer quel que soit le stress qu’elle vit socialement. Ce faisant elle agit par elle-même sur son SNA et régule son fonctionnement par cette action.
3.      Mentalement, le travail méditatif permet de faire l’inventaire de nos pensées. Alors qu’avant tout travail, les pensées se bousculent les unes les autres intérieurement, un travail sérieux permet de prendre le contrôle de ce flux afin de consacrer plus d’énergie psychique aux pensées qui en valent la peine. La méditation permet donc un travail profond au niveau de la qualité des pensées et donne la capacité au méditant de se focaliser sur ce qu’il a déterminé comme important. A force de suivre et de favoriser ce qui est juste, vrai et bon en lui la personne découvre à terme sa Voie et peut se relier à son Soi divin au détriment de son Moi egocentrique.



Conclusion


Le stress n’est pas une fatalité et nous pouvons tous en sortir. La vie nous amène tous à le vivre : examens, licenciement, chômage, perte d’un être cher, maladie, divorce, etc. Cependant il génère à long terme de conséquences en termes de santé lourdes et pénibles.
Chacun peut en sortir à sa vitesse, seul ou avec l’aide de quelqu’un. Tout simplement pour mieux vivre.



                                                                                     Jean-Christian Balmat


[1] Il s’agit d’une mémoire instinctive animale résiduelle qui permet de se camoufler en restant immobile. A l’image de la proie qui reste tapie au sol afin d’éviter le prédateur.
[2] Homéostasie : ensemble des fonctions physiologiques que permettent de maintenir les fonctions vitales du corps face au stress induit par le besoin de ce dernier de s’adapter aux contraintes de son environnement.
[3] L’hypothalamus est, entre autres, en lien avec le cortex (analyse cognitive et perceptive), le système limbique (intégration de l’expérience et des réactions affectives). Il y a donc un lien entre la perception personnelle (liée à l’histoire spécifique de chacun) et le niveau de la réaction de stress.

vendredi 7 décembre 2012

Karma de violeur et Pouvoir de changer



Introduction


Comme nous l’avons vu dans l’article précédent « Le viol ou la réminiscence de l’époque féodale », notre société est composée de familles dont l’héritage comportemental transgénérationnel, tant pour les femmes que pour les hommes, est gangréné par la dette[1] générée par notre passé guerrier.
Etant les héritiers des vainqueurs de guerres dont le viol était la face honteuse, nous devons composer avec un inconscient collectif polarisé en violeur-violée, qui que l’on soit.


Karma de violeur ou de violée


L’état de guerre mal géré[2] >> génère le viol >>génère l’éclatement de l’être humain à trois niveaux :

·         Individuel : l’être humain composé d’un aspect féminin (ou polarité négative, concave, réceptive et passive) et d’un aspect masculin (ou polarité positive, convexe, émettrice et active) vit intérieurement une guerre qui oppose les deux facettes de sa personnalité. En général, les femmes vivront cela en niant leur aspect masculin (négation de la force brute, non-expression de la violence, etc…) idem pour les hommes (qui refuseront leur aspect fragile et faible, glorifiant l’insensibilité, etc…)
·         Familial : les parents fondent une famille en attribuant à l’homme le rôle omnipotent et omniscient qui gagne l’argent de la famille, opposé à une femme faible au foyer soumise à son mari qui ne peut exister qu’au travers de ses rôles d’épouse et de mère
·         Social : la société considère plus ou moins inconsciemment la femme comme faible et inférieur à l’homme (salaires inférieures, inégalité de traitement, etc…). Des lois sont misent en œuvre pour la protéger (divorce, mobbing, etc…) mais ont comme résultat pernicieux de surprotéger la femme et de l’infantiliser.

La guerre des sexes est sûrement l’une des plus grandes absurdités des Hommes car elle brise ce qui nous est nécessaire de la conception à la mort : l’amour. Et je ne parle pas du lien passionnel et fusionnel qui lie deux êtres humains, mais de ce lien qui permet l’empathie, la compassion, la tolérance et le respect.
Bien que chaque être humain aie un besoin vital d’amour de ses congénères, il ne peut ni le prendre de force, ni s’avilir pour l’obtenir.



Pouvoir de changer


Il est vrai que, pour celle ou celui qui ouvre les yeux sur ce problème de société, il n’est pas facile de trouver une solution toute simple du style « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».
Par contre tant pour les femmes que pour les hommes, je suis convaincu que nous pouvons changer ensemble tout cela en acceptant de changer nos vieux schémas :
·         Il est loin le temps où les problèmes se réglaient en les éliminant par la force (la guerre). Nous vivons une époque de changement où c’est bien l’esprit qui gagne et plus le muscle. C’est par son intelligence que l’individu peut gagner et convaincre ses congénères de le suivre. Ce problème concerne majoritairement les hommes dont des générations entières ont été éduqués dans l’idolâtrie de la force brute et insensible.
·         Il n’y a pas de sexe faible et de sexe fort, ni de cerveau mieux développé qu’un autre ! Par contre il est vrai que, jusqu’à présent, les femmes ont favorisé leur hémisphère droit (émotionnel) et les hommes leur hémisphère gauche (rationnel). Cette culture du clivage peut cesser en changeant l’éducation des enfants….et des adultes. Les hommes peuvent accepter leur sensibilité et apprendre à en parler et les femmes peuvent s’affranchir des anciennes limites qui étaient les leurs et faire bénéficier la société de tout leur bon sens.



Conclusion


Bien que l’être humain naisse avec un héritage qui est ensuite corroboré par l’éducation, il peut en changer lorsque celui-ci s’avère dépassé ou inapproprié. Le viol est la conséquence inacceptable de comportements rétrogrades issus d’un passé révolu.
Le viol concerne toute la société, femmes et hommes de toutes les générations et de toutes les classes sociales. Nous pouvons changer en commençant par nous ! En changeant nos comportement de l’intérieur par et pour nous-mêmes nous pouvons empêcher que le viol passe par nous que nous soyons potentiellement violeur ou violée. Car bien que cela ne soit pas facile à admettre, pour qu’il y est viol il faut non seulement un bourreau mais également une victime.
Nous pouvons tous sortir de ces rôles avilissant SI NOUS LE CHOISSISSONS. Nous avons tous le pouvoir de changer jusqu’à notre cerveau (plasticité synaptique). Comme je l’expliquais dans mon article « Choisir entre les deux chemins de la peur ou celui du plaisir »[3], l’être humain qui active son intelligence change son destin et choisi la direction qu’il veut donner à sa vie selon les aspirations de son cœur et sa propre conscience.
Mon humble expérience m’a démontré que même si nous n’étions pas directement violeur ou violée, nous pouvions décemment rester silencieux et inactif lorsque nous étions exposés à cela en tant que témoin.
Le viol détruit la partie la plus intime de la femme qui est aussi symboliquement l’utérus de la future humanité, porteuse d’espoir et de continuité. Accepter le viol en silence c’est accepter de souffrir et faire souffrir les générations qui grandissent et à venir. Le transcender c’est oser le bonheur sans concession à la souffrance, que l’humanité a déjà largement expérimenté


                                                                                     Jean-Christian Balmat




[1] Le passif, ou dette karmique, est composé par les mauvaises actions accumulées par les générations précédentes. La Loi de Rétribution pour les occidentaux ou Karma pour les orientaux est une dette que la personne, la famille, la nation ou l’humanité crée lorsque de chaque action : bonne, elle crée un « bonus », mauvaise, un « malus ». Le Karma concerne nos pensées, nos émotions et nos actions physiques. Dans le cas où il existe une dette pour des démérites passés, la personne doit rembourser par des bonnes actions dans le même domaine que la dette existante.
[2] Dans ce contexte une guerre mal géré est, d’un point de vue symbolique, un conflit ouvert à l’extérieur où le guerrier rentrant finalement dans son foyer oublie de ranger son épée et frappe son épouse. Le viol devenant le moyen le plus abjecte de conquérir la femme par la force brute.
[3] http://shiatsu-holistique.blogspot.ch/2012/10/choisir-entre-les-deux-chemins-de-la.html