vendredi 7 décembre 2012

Karma de violeur et Pouvoir de changer



Introduction


Comme nous l’avons vu dans l’article précédent « Le viol ou la réminiscence de l’époque féodale », notre société est composée de familles dont l’héritage comportemental transgénérationnel, tant pour les femmes que pour les hommes, est gangréné par la dette[1] générée par notre passé guerrier.
Etant les héritiers des vainqueurs de guerres dont le viol était la face honteuse, nous devons composer avec un inconscient collectif polarisé en violeur-violée, qui que l’on soit.


Karma de violeur ou de violée


L’état de guerre mal géré[2] >> génère le viol >>génère l’éclatement de l’être humain à trois niveaux :

·         Individuel : l’être humain composé d’un aspect féminin (ou polarité négative, concave, réceptive et passive) et d’un aspect masculin (ou polarité positive, convexe, émettrice et active) vit intérieurement une guerre qui oppose les deux facettes de sa personnalité. En général, les femmes vivront cela en niant leur aspect masculin (négation de la force brute, non-expression de la violence, etc…) idem pour les hommes (qui refuseront leur aspect fragile et faible, glorifiant l’insensibilité, etc…)
·         Familial : les parents fondent une famille en attribuant à l’homme le rôle omnipotent et omniscient qui gagne l’argent de la famille, opposé à une femme faible au foyer soumise à son mari qui ne peut exister qu’au travers de ses rôles d’épouse et de mère
·         Social : la société considère plus ou moins inconsciemment la femme comme faible et inférieur à l’homme (salaires inférieures, inégalité de traitement, etc…). Des lois sont misent en œuvre pour la protéger (divorce, mobbing, etc…) mais ont comme résultat pernicieux de surprotéger la femme et de l’infantiliser.

La guerre des sexes est sûrement l’une des plus grandes absurdités des Hommes car elle brise ce qui nous est nécessaire de la conception à la mort : l’amour. Et je ne parle pas du lien passionnel et fusionnel qui lie deux êtres humains, mais de ce lien qui permet l’empathie, la compassion, la tolérance et le respect.
Bien que chaque être humain aie un besoin vital d’amour de ses congénères, il ne peut ni le prendre de force, ni s’avilir pour l’obtenir.



Pouvoir de changer


Il est vrai que, pour celle ou celui qui ouvre les yeux sur ce problème de société, il n’est pas facile de trouver une solution toute simple du style « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».
Par contre tant pour les femmes que pour les hommes, je suis convaincu que nous pouvons changer ensemble tout cela en acceptant de changer nos vieux schémas :
·         Il est loin le temps où les problèmes se réglaient en les éliminant par la force (la guerre). Nous vivons une époque de changement où c’est bien l’esprit qui gagne et plus le muscle. C’est par son intelligence que l’individu peut gagner et convaincre ses congénères de le suivre. Ce problème concerne majoritairement les hommes dont des générations entières ont été éduqués dans l’idolâtrie de la force brute et insensible.
·         Il n’y a pas de sexe faible et de sexe fort, ni de cerveau mieux développé qu’un autre ! Par contre il est vrai que, jusqu’à présent, les femmes ont favorisé leur hémisphère droit (émotionnel) et les hommes leur hémisphère gauche (rationnel). Cette culture du clivage peut cesser en changeant l’éducation des enfants….et des adultes. Les hommes peuvent accepter leur sensibilité et apprendre à en parler et les femmes peuvent s’affranchir des anciennes limites qui étaient les leurs et faire bénéficier la société de tout leur bon sens.



Conclusion


Bien que l’être humain naisse avec un héritage qui est ensuite corroboré par l’éducation, il peut en changer lorsque celui-ci s’avère dépassé ou inapproprié. Le viol est la conséquence inacceptable de comportements rétrogrades issus d’un passé révolu.
Le viol concerne toute la société, femmes et hommes de toutes les générations et de toutes les classes sociales. Nous pouvons changer en commençant par nous ! En changeant nos comportement de l’intérieur par et pour nous-mêmes nous pouvons empêcher que le viol passe par nous que nous soyons potentiellement violeur ou violée. Car bien que cela ne soit pas facile à admettre, pour qu’il y est viol il faut non seulement un bourreau mais également une victime.
Nous pouvons tous sortir de ces rôles avilissant SI NOUS LE CHOISSISSONS. Nous avons tous le pouvoir de changer jusqu’à notre cerveau (plasticité synaptique). Comme je l’expliquais dans mon article « Choisir entre les deux chemins de la peur ou celui du plaisir »[3], l’être humain qui active son intelligence change son destin et choisi la direction qu’il veut donner à sa vie selon les aspirations de son cœur et sa propre conscience.
Mon humble expérience m’a démontré que même si nous n’étions pas directement violeur ou violée, nous pouvions décemment rester silencieux et inactif lorsque nous étions exposés à cela en tant que témoin.
Le viol détruit la partie la plus intime de la femme qui est aussi symboliquement l’utérus de la future humanité, porteuse d’espoir et de continuité. Accepter le viol en silence c’est accepter de souffrir et faire souffrir les générations qui grandissent et à venir. Le transcender c’est oser le bonheur sans concession à la souffrance, que l’humanité a déjà largement expérimenté


                                                                                     Jean-Christian Balmat




[1] Le passif, ou dette karmique, est composé par les mauvaises actions accumulées par les générations précédentes. La Loi de Rétribution pour les occidentaux ou Karma pour les orientaux est une dette que la personne, la famille, la nation ou l’humanité crée lorsque de chaque action : bonne, elle crée un « bonus », mauvaise, un « malus ». Le Karma concerne nos pensées, nos émotions et nos actions physiques. Dans le cas où il existe une dette pour des démérites passés, la personne doit rembourser par des bonnes actions dans le même domaine que la dette existante.
[2] Dans ce contexte une guerre mal géré est, d’un point de vue symbolique, un conflit ouvert à l’extérieur où le guerrier rentrant finalement dans son foyer oublie de ranger son épée et frappe son épouse. Le viol devenant le moyen le plus abjecte de conquérir la femme par la force brute.
[3] http://shiatsu-holistique.blogspot.ch/2012/10/choisir-entre-les-deux-chemins-de-la.html

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